Voilà, aujourd’hui ça fait 1 an et 2 mois que je suis à l’étranger. 59 semaines, 412 jours, 9888 heures partagés entre l’Ukraine, la Pologne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Turquie, la Géorgie, l’Arménie, le Népal et L’Inde.

412 jours d’aventures, de découvertes, de rencontres avec les autres et avec moi-même.

24 livres lus et un peu plus de réponses à mes questions.

Il y a eu des moments difficiles, stressants, froids, ennuyants, mais surtout de la joie, de l’excitation, de la découverte, de l’amour et des rencontres.

Prendre congé de son pays pour 412 jours, c’est prendre du recul, poser un autre regard sur sa vie, sa culture. Les comprendre et les apprécier un peu plus.

412 jours à l’étranger, c’est sortir de sa zone de confort et aller à l’aventure. Apprendre à l’école de la vie.

412 jours à l’étranger, c’est devenir citoyen du monde. Donner un peu de sa culture et en recevoir 1000 en retour.

59 semaines à l’étranger, c’est s’oublier un peu, oublier sa langue et en apprendre de nouvelles, passer de culturel à multiculturel.

412 jours à l’étranger, c’est un baiser sous la couette, c’est rencontrer l’amour, surmonter les difficultés, enjamber les barrières et s’enlacer.

412 jours à l’étranger, c’est 23 bus, 19 trains, 16 tuk tuks, 12 taxis, 7 avions, 2 motos, 1 chameau, 1 scooter, 1 vélo, 1 parapente et 3 paires de chaussures qui des montagnes des Carpates aux treks himalayens m’ont permis de laisser une empreinte et d’avancer. Rendre des sourires, tendre des poignets de mains ou des briquets. Regarder le soleil se coucher un livre ouvert à la main.

412 jours à l’étranger, c’est rencontrer sur le trottoir d’en face, comme un miroir ; sac à dos de 60 litres et semelles usées ; d’autres voyageurs à la recherche d’aventure et d’ eux-mêmes.

412 jours à l’étranger, c’est entrevoir cette petite étincelle dans les yeux des autres, qui peu importe l’église, aspire à quelque chose de plus poétique.

412 jours, c’est 1236 repas. C’est essayer, goûter, aimer, avoir la nausée. C’est découvrir de nouvelles saveurs. Colorer sa palette gustative ou se retrouver culotte baissée derrière un buisson.

14 mois d’aventure passent lentement, mais quand on arrive à la fin, ils paraissent déjà loin, laissant un petit goût de nostalgie au fond de la gorge.

Faire le bilan de 9888 heures à l’étranger, c’est révéler à la loupe une petite partie de la carte, un bout de son aventure. Ne pas écrire sur le papier les autres moments, ceux qui ne sont pas encore perceptibles.

24 heures chez soi, c’est ressentir la chaleur d’un foyer, sa famille, ses amis. C’est tartiner sa baguette avec du beurre le matin. C’est s’allonger dans son lit et se dire qu’on est bien. Mais le goût de l’aventure est toujours là et il attend déjà le prochain train.

Voyage, Amour,

До скоро встречи !