Art de la Mémoire : appelé aussi méthode des loci ou méthode des lieux, est une méthode mnémotechnique pratiquée depuis l’Antiquité. Elle sert principalement à mémoriser de longues listes d’éléments ordonnés. Elle est basée sur le souvenir de lieux déjà bien connus, auxquels on associe par divers moyens les éléments nouveaux que l’on souhaite mémoriser.

En Grèce antique, à un banquet donné par un noble appelé Scopas ; le poète Simonides de Céos chanta un poème lyrique en l’honneur de ses hôtes. Ce poème comprenait un passage de Castor et Pollux. Scopas annonça au poète qu’il lui payerait seulement la moitié de la somme due pour la représentation et qu’il recevrait l’autre moitié des dieux à qui il a dédié la moitié du poème. Peu de temps après, un message fut envoyé à Simonide lui annonçant que deux jeunes hommes étaient en train de l’attendre dehors et voulaient lui parler.

Le poète s’absenta quelques instants et alla à la rencontre des deux hommes. Quand il fut à l’extérieur, il ne vu personne. Durant son absence, le toit de l’édifice où se déroulait le banquet s’écroula. Tous les invités et y compris Scopas furent tués. Le choc fut tellement violent qu’il était impossible d’identifier les corps. Mais Simonide se rappela la place de chacun des invités autour de la table où ils étaient assis et ainsi fut capable de reconnaitre les corps en fonction de leurs emplacements.

Cette expérience morbide lui inspira les principes de « l’Art de la Mémoire » lequel, il s’est proclamé l’inventeur. Il nota que c’était à travers la mémoire des lieux qu’il avait été capable de se rappeler toutes les victimes.

« On peut présumer qu’une personne désirant développer ses facultés mémorielles doit sélectionner des lieux et former des images mentales de chaque chose donta il désire se souvenir. Il doit par la suite placer ces images dans des emplacements précis de sorte que l’ordre des lieux choisis va préserver l’ordre des informations à mémoriser elles-mêmes. Nous devons utiliser les lieux qui nous entourent comme des tablettes d’argile ». Simonides de Ciéro