Je ne peux pas y arriver ! Je suis trop bête ! Il est déjà trop tard ! Je suis un bon à rien !

Nous avons tous déjà entendu cette petite voix. Cette petite voix qui nous accompagne 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Parfois, elle élève le ton et nous empêche de sortir de notre zone de confort et de réaliser nos rêves.

Tout est contradiction.

On peut facilement voir le monde extérieur. Il suffit pour cela d’ouvrir une fenêtre, d’allumer un écran ou de prendre un billet d’avion. Mais beaucoup trop de gens oublient qu’il existe un monde dans le monde. Ils oublient qu’au fond d’eux-mêmes se cache un univers qui ne demande qu’à être exploré. Un océan encore plus profond que l’Atlantique et le Pacifique réunis.

Comme l’univers ; comme le chaud et le froid ; comme le blanc et le noir ; vous êtes dualité. Vous êtes votre peur et votre courage. Vous êtes votre passé et vous serez votre futur. Mais pour l’instant vous êtes le présent : votre présent. Nous passons 75 % de notre vie perdus dans nos pensées ; revivant notre passé et rêvant notre futur. Trop peu d’entre nous savent que la vraie vie se situe ici, dans le maintenant. Trop peu d’entre nous savent que le présent est le seul endroit qui a vraiment de l’importance. Il est le point où tout commence et où tout finit. Il est le point où vous pouvez changer les choses ou tout laisser tomber.

present

Levez les yeux de votre écran. Regardez autour de vous. Regardez le mur puis tournez la tête vers la fenêtre. Qui voulez-vous vraiment être ?  Voulez-vous perdre votre vie à protéger votre passé, à soutenir vos fondations ou voulez-vous être le changement ; ce courant d’air frais vivifiant qui redonne vigueur à tout, même aux choses que nous pensions inutiles.

Voulez-vous renforcer ce cœur de béton ou voulez-vous vous ouvrir au monde ?

Prenez une grande inspiration. Ressentez l’air qui vous pénètre ; cette vitalité invisible, mais si puissante. Ouvrez vos poumons, écartez votre cage thoracique, contractez votre diaphragme, gonflez votre ventre, ressentez les pores de votre peau s’ouvrir. Observez la mécanique de votre corps ; n’ont pas comme un ingénieur, mais plutôt comme un enfant qui découvre pour la première fois une bicyclette.  

La vie c’est comme un vélo. On peut utiliser les lois de la nature pour avancer ou au contraire, on peut refuser d’apprendre et continuer à pied. Vous pouvez lutter en permanence contre votre vie, voir seulement les difficultés, être jaloux de vos voisins et vous apitoyer sur votre sort. Vous pouvez aussi décider de prendre le contrôle et de monter en selle.

Au début, ça ne sera pas facile, vous allez tomber et vous écorcher les genoux. Les gens vont se moquer de vous. Votre voix intérieure ; cet ennemi personnel ; vous dira que c’est impossible. Peut-être serait-il préférable de prendre le bus ? Peut-être serait-il préférable de continuer à pied ? Vous seul pouvez prendre une décision, mais sachez que toutes vous mèneront au même point.

Ce qui importe n’est pas l’arrivée, mais comment vous y êtes arrivé. Vous pouvez décider de regarder le monde à travers une vitre, assis confortablement sur la banquette d’un bus. Vous pouvez aussi décider de pédaler ; suer pendant les montées et sourire pendant les descentes ; ressentir le vent vous caresser les joues et faire danser vos cheveux.

Il peut être difficile de voir la fin de la montée. N’oubliez pas que la vie est comme un père. Elle ne peut et ne veut pas faire le travail à votre place. Vous devez apprendre de et par vous-même. Si vous pensez être perdu, freinez et regardez autour de vous. Les oiseaux chantent, l’eau de la rivière ruisselle. Rien n’est figé. Rien n’est impossible parce que rien n’a vraiment d’importance. Vous décidez vous-même de la gravité des choses. Rappelez-vous :

nuage-soleil

Je voulais dans cet article dompter l’inspiration, décrire une stratégie pour la trouver. Il semblerait que ce soit elle qui m’ait trouvée. L’inspiration m’a domptée !

Peut-être que nous ne contrôlons rien. Peut-être que nous sommes une goutte d’eau dans l’océan. Mais, une goutte d’eau n’est pas vide. Elle renferme une structure complexe, qui à son échelle, a de l’importance.