En mai 1928, le jeune journaliste russe Solomon Veniaminovitch Cherechevski entra dans le bureau de Neuropsychologiste A.R Louria où il avait été envoyé par son chef, l’éditeur du journal local.

Tous les matins, à la réunion éditoriale, l’éditeur distribuait les tâches journalières à son équipe dans un rapide torrent d’informations, de faits divers et d’adresses dont ils auraient besoin pour remplir leurs articles.

Tous les journalistes prenaient note des directives hormis un seul ; Solomon Veniaminovitch Cherechevski qui écoutait et regardait son chef.

Un matin, l’éditeur prit le jeune journaliste à part en lui informant de l’importance de prendre son job au sérieux :

Solomon pensait-il que les informations étaient données chaque matin juste par plaisir ?

Pensait-il qu’il pouvait écrire ses articles sans prendre note de la moindre information ?

S’il espérait avoir un futur dans le monde journalistique, il faudrait qu’il commence par faire attention aux informations que lui donnait son supérieur.

Solomon restait de marbre devant l’éditeur et attendait patiemment qu’il eût fini. Puis, il lui répéta calmement tous les détails de la réunion du matin. Le supérieur fut choqué, il ne savait plus quoi dire. Comment le journaliste pouvait-il se rappeler tous les numéros de téléphone et les adresses ? Il n’était pas possible, croyait-il, qu’un humain normalement constitué puisse se souvenir d’un tel amas d’information après une seule écoute.

La Super Mémoire de Solomon Veniaminovitch Cherechevski.

Le Neuropsychologiste A.R Louria donna une série de tests à Solomon pour évaluer ses capacités mémorielles. Le Chercheur commença par donner une liste de nombres au journaliste. Il fut impressionné quand Solomon lui récita par coeur les 70 chiffres une première fois à l’endroit, puis une seconde fois à l’envers.

«Le type d’informations que je lui donnais n’avait aucune importance pour lui. Il pouvait aussi bien se rappeler d’une liste de mots complètement abstraits ou n’ayant aucun sens que d’une liste de nombres ou de sons . Cela n’avait aucun effet, selon si les données étaient présentées oralement ou par écrit. La seule chose qui importait était qu’il y ait une pause de 3 ou 4 secondes entre chaque information.»  Remarqua le Dr Louria.

Solomon pouvait se souvenir de complexes formules mathématiques sans connaître les maths et de la poésie italienne sans parler italien.

Mais comment pouvait-il se rappeler autant d’informations ? Avait-il un secret ou était-il doué d’une capacité surnaturelle ? Qu’est-ce qui le différenciait de nous autres ? Pourrait-on, nous aussi, développer cette Super Mémoire ?

Pour répondre à ces questions, je vous conseille de lire la suite de «L’homme qui se rappelait trop.» (2/2)