Quand j’avais 14 ans, on s’amusait avec mes amis à sauter des ponts qui traversaient la rivière à côté de chez moi.

Un jour, on s’est lancé le défi de sauter d’un pont de plus de 15 mètres perché au-dessus de la Saône.

« Par mesure de sécurité », on avait demandé à un copain pêcheur de sonder le fond avant le grand saut.

Pour accéder au pont, il fallait se faufiler entre des barrières.

Puis, il fallait monter au sommet d’une rambarde de 3 mètres au-dessus du vide.

(Autrement c’était de la triche, on sautait de 12 mètres et non pas de 15 mètres…)

Quand on arrivait au-dessus de la rambarde…

Il fallait tenir en équilibre sur une fine lame de fer et se mettre doucement debout.

C’était le moment fatidique.

On était seul perché à 15 mètres au-dessus du vide.

Les jambes tremblaient.

Les sueurs froides coulaient le long du visage.

On se sentait aspiré par la surface de l’eau.

Mais les jolies petites Hollandaises en vacances dans le camping d’à côté regardaient.

Il ne fallait surtout pas montrer qu’on avait peur.

La stratégie était radicale :

  1. Escalader la rambarde le plus vite possible,
  2. Se relever d’un geste,
  3. Sauter sans y penser.

Autrement c’était foutu !

Plus on réfléchissait…

Plus on réalisait le danger…

Plus on était paralysé…

C’est pourquoi on retenait notre respiration et l’on sautait le plus vite possible.

Une fois remonté à la surface de l’eau, on était heureux.

On avait surpassé nos peurs et les petites Hollandaises applaudissaient.

Alors, on sortait de l’eau en courant et l’on sautait à nouveau…

C’est un peu la même chose avec les langues étrangères.

Au début, on peut avoir peur de pratiquer une nouvelle langue.

On peut avoir peur d’avoir un mauvais accent.

Et l’on peut avoir peur de se ridiculiser.

C’est un cercle vicieux.

Plus on attend avant de pratiquer une langue…

Plus on se pose de questions…

Et plus on se bloque.

C’est pourquoi il faut faire le grand saut avec les langues le plus rapidement possible.

Il faut mettre en pratique la langue qu’on apprend le plus tôt possible sans se poser trop de questions.

Ça fait peur au début…

Mais on se rend vite compte que ce n’est pas aussi difficile qu’on le pense.

Et surtout…

C’est comme ça qu’il est possible d’avoir rapidement ses premiers résultats en langue.

J’ai remarqué un truc…

Le « Grand Saut » est même bien souvent ce qui fait réellement la différence entre une personne qui passe 3 ans à étudier une langue sans jamais avoir de résultats et une personne qui maîtrise rapidement une nouvelle langue.

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