Il y a quelques années, j’ai effectué un service civique dans une structure culturelle.

Ma mission était de mettre en place des ateliers vidéo à destination de jeunes en difficulté.

Ça avait l’air génial sur le papier.

J’étais motivé à fond !

Mais avant de pouvoir réaliser ce projet, je devais d’abord créer un dossier explicatif, effectuer un diagnostic des faisabilités et planifier les ateliers.

Ce dossier devait ensuite être validé.

Puis il devait être soumis à la direction.

Je devais par la suite prendre en compte les retours de la direction et mettre à jour mon dossier.

Ensuite, je devais le refaire valider.

Puis, la faisabilité du projet serait de nouveau discutée au cours d’une nouvelle réunion.

Et ainsi de suite…

Ce service civique devait être quelque chose d’absolument génial.

Ça devait être une expérience tournée vers l’action et les nouvelles rencontres.

Ça devait être une occasion unique de me surpasser et de transmettre ma passion.

Et voilà que je me retrouvais à peaufiner 7 h/jour un dossier administratif qui n’intéressait absolument personne.

J’étais complètement blasé…

J’ai travaillé pendant des semaines sur la mise en page de ce dossier comme s’il s’agissait du dernier roman nominé au Prix Goncourt.

Pourtant l’objectif de base n’était pas compliqué…

Il ne s’agissait pas de gagner le prix Goncourt du plus beau dossier.

Non, l’objectif de base était tout simplement de réaliser des ateliers vidéo.

Ça a été une bonne leçon…

Pour la première fois, j’ai fait l’expérience de quelque chose de très répandu aujourd’hui : le « travail superficiel ».

C’est-à-dire, un travail qui est tourné vers la gratification personnelle ou celle de son patron plutôt que vers les résultats.

J’aurais pu monter ces ateliers vidéo en une après-midi.

Mais non, il fallait passer des semaines entières à peaufiner et à embellir un dossier Word.

C’est la même chose pour l’apprentissage.

Bien souvent on apprend d’une manière superficielle.

Quand on se lance dans un apprentissage, on va commencer par se donner bonne conscience et se rassurer.

Pour ça, on va accumuler les livres, les formations et les applications bling-bling.

On va prendre de belles notes qu’on va flatter à coup de marqueur jaune fluo.

Mais ce n’est pas ça qui donne des résultats.

Tu peux posséder la dernière application à la mode…

Tu peux encadrer tes notes et les afficher au mur…

Tu peux même posséder des marqueurs fluo de toutes les couleurs…

Le seul résultat que tu auras… est celui d’avoir bonne conscience.

Mais c’est un leurre qui peut coûter cher.

Si on arrive à ne pas se faire avoir par le leurre du travail superficiel…

Si on adopte une stratégie d’apprentissage tournée vers les résultats…

On peut réduire considérablement le temps alloué à l’apprentissage.

Ce n’est pas compliqué.

Il suffit d’adopter la bonne stratégie et de se défaire du travail superficiel.

Ça sera beaucoup moins gratifiant au début…

Mais ça te permettra sur le long terme de diviser considérablement le temps que tu alloues aujourd’hui à l’apprentissage sans sacrifier tes résultats.

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